Ce site a pour emblème le bou-saadi, couteau traditionnellement fabriqué dans l'oasis de Bou Saâda (Algérie), le modèle que je possède ayant été forgé et monté, au début des années 60, sur commande de mon père qui y fut instituteur pendant plusieurs années. La lame a été forgée à partir d'une lime à métaux (si ma mémoire ne me trahit pas), le manche est en corne (de bélier ? pas sûr...) et le fourreau typique en bois recouvert de cuir (de chameau ?).

Mon attrait (le terme "passion" serait excessif) pour les couteaux a débuté très jeune, en digne successeur de mon père à qui j'ai toujours connu un canif dans la poche. Dès 12 ans, j'ai eu le mien, petit canif à deux lames. Plus tard, à l'occasion de vacances dans les Alpes, je me suis intéressé aux Opinel avant de visiter Laguiole dans les années 80 et d'y découvrir ses fameux couteaux. Mon intérêt s'est ravivé après quelques années de pause lorsque, après mon installation en Ardèche, j'ai découvert l'Ardéchois.

Les photos ont pour la plupart été faites au flash, direct + esclave, d'où des couleurs pas toujours exactes. J'espère pouvoir bientôt en refaire en lumière naturelle (ou artificielle mais sans flash, en mini-studio) pour être plus proche de la réalité.

Un de mes premiers canifs ?

Comme je l'ai dit plus haut, j'ai toujours connu mon père avec un canif dans la poche, et j'ai eu très tôt envie d'avoir le mien.

Est-ce le premier que mon père m'a offert au cours de l'été 1962, ou un autre acheté plus tard et que j'ai retrouvé il y a quelques années ? ou encore un ayant appartenu à mon père (vers la fin de sa vie, c'était un petit Opinel 5 qu'il avait dans la poche, et que j'ai récupéré), mais il ne s'est pas contenté de faire de la figuration, celui-ci, tant ses lames ont été usées par les affûtages répétés !

Canif usé


Quoi qu'il en soit, même si je n'ai plus le souvenir de ce à quoi ressemblait vraiment mon premier canif, je me rappelle qu'il m'avait été acheté dans une armurerie d'Aups, alors que nous passions des vacances à Villecroze, juste avant que je me retrouve pour deux ans pensionnaire au lycée Général Ferrié de Draguignan...

Il ne m'avait pas fallu longtemps pour arriver à me couper la pulpe du pouce en voulant couper des tiges de jonc ! Sourire