Ce site a pour emblème le bou-saadi, couteau traditionnellement fabriqué dans l'oasis de Bou Saâda (Algérie), le modèle que je possède ayant été forgé et monté, au début des années 60, sur commande de mon père qui y fut instituteur pendant plusieurs années. La lame a été forgée à partir d'une lime à métaux (si ma mémoire ne me trahit pas), le manche est en corne (de bélier ? pas sûr...) et le fourreau typique en bois recouvert de cuir (de chameau ?).

Mon attrait (le terme "passion" serait excessif) pour les couteaux a débuté très jeune, en digne successeur de mon père à qui j'ai toujours connu un canif dans la poche. Dès 12 ans, j'ai eu le mien, petit canif à deux lames. Plus tard, à l'occasion de vacances dans les Alpes, je me suis intéressé aux Opinel avant de visiter Laguiole dans les années 80 et d'y découvrir ses fameux couteaux. Mon intérêt s'est ravivé après quelques années de pause lorsque, après mon installation en Ardèche, j'ai découvert l'Ardéchois.

Les photos ont pour la plupart été faites au flash, direct + esclave, d'où des couleurs pas toujours exactes. J'espère pouvoir bientôt en refaire en lumière naturelle (ou artificielle mais sans flash, en mini-studio) pour être plus proche de la réalité.

Le Haut Alpin ® devenu "Le Montagnard"

Je suis incidemment "tombé" sur le site de Sylvain Brunet, coutelier forgeron le plus haut d'Europe, à Saint-Veyran-en-Queyras (2040 m. d'altitude !), qui fabrique intégralement ces couteaux pliants "Haut Alpin ®".

Sylvain Brunet a quitté Saint-Veyran et il est désormais installé en Suisse. Le "Haut Alpin a été renommé en "Le Montagnard", voir : https://lecouteaudesalpes.com/ .

Couteau à lame acier carbone, oxydable, vieillie ou polie, plein manche en différentes matières et notamment le mélèze, typique de ces hautes montagnes, il a retenu mon attention par sa forme simple, à lame relativement large. Pas de cran d'arrêt ni de ressort par contre. Bref, un couteau simple tirant ses origines dans le couteau des bergers italiens de cette région de montagne.

Il peut être agrémenté d'une gravure de cadran solaire (fonctionnel !) sur la lame, de guillochage du dos de celle-ci, de ciselage de la vis et aussi de l'ajout d'un tarabiscot destiné à racler (ou tarabiscoter) le bois.

Le couteau à peine reçu, je ne peux que vous en présenter quelques photos. Cadran solaire, coq "qui picore les étoiles", initiales du créateur, "SB", au dos, guillochage et tarabiscot sur une lame carbone vieillie, manche en noyer veiné : un couteau simple, rustique (rien de péjoratif dans ces termes, bien au contraire !) comme je les aime. Peut-être le "coup de coeur" parmi ceux que je possède !

Recto : on remarque au-dessus du "S" du cadran solaire le tarabiscot (espèce de "W") destiné à racler le bois, puis le guillochage de la lame, le coq et les étoiles :

Haut-Alpin (recto)

Au verso : signature de l'artisan sur le talon de la lame (dont j'aime énormément l'aspect vieilli)

Haut-Alpin (verso)

Plus en détails, la lame : admirez l'aspect vieilli !

Haut-Alpin (recto : lame et vis en gros plan)

La signature du Maître !

Haut-Alpin (verso en gros plan)

Et encore... Sourire

Haut-Alpin (fermé)

Autre vue de la lame en carbone, vieillie et gravée :

Haut-Alpin (lame et vis ciselée)

De plus près : la gravure du cadran surmontée par le tarabiscot et à droite le guillochage ; le coq qui picore les étoiles, la vis ciselée

Haut-Alpin 7

 

Le "petit frère" à lame carbone brute de forge, noire, avec tarabiscot, vis ciselée et manche en mélèze fin est lui aussi vraiment sympathique...