Ma rencontre avec les Opinel date probablement du début des années 80, lors de vacances en famille à Colmars-les-Alpes : en montagne, qui n'a pas son Opinel ? Ce qui est curieux est que bien qu'ayant fait plusieurs séjours dans ce joli village, dès 1971, je ne me souviens pas y avoir acheté d'Opinel auparavant.

J'ai probablement commencé par acheter un n° 8, ainsi qu'un n° 12 ! Ai-je rapidement acheté un n° 7, je ne sais pas, mais en tout cas, c'est celui avec lequel je me suis senti le plus à l'aise, celui qui a le plus servi. Tous trois ont des lames oxydables et un tranchant redoutable !

Ce n° 12, alors que je taillais une longue branche de buis pour en faire un baton de marche, a bloqué contre un noeud alors que je donnais un grand coup pour couper une des branches, et un morceau d'acier de plusieurs millimètres a sauté, faisant une belle encoche ! Confus

Il m'a donc fallu reprendre la lame, la limer patiemment puis refaire le fil, d'où sa forme inhabituelle.

Opinel 12

Opinel 12, verso

Cet Opinel n° 7 est certainement celui qui m'a le plus servi, celui avec lequel j'étais le plus à l'aise. Il est aussi celui qui aurait pu me faire perdre partiellement l'usage du pouce gauche ! En effet, à une époque, je cassais la croûte au bureau et il me servait à tartiner un bout de fromage dans un morceau de banette. Je fendais la banette avec ce couteau toujours bien affûté, l'ouvrais en deux, tartinais mon fromage, puis essuyais la lame en la passant dans l'épaisseur de la mie, côté main, jusqu'au jour où j'ai transpercé la croûte et largement fendu la chair de la première phalange du pouce, ratant par miracle les vaisseaux, nerfs et tendons... Je n'ai pour autant pas abandonné ce couteau et j'ai continué à l'utiliser comme si de rien n'était ! Sourire

Opinel 7

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