Un Alsacien Coursolle ®

Dérivé de l'ancien Massu, ce modèle "Alsacien" de Couperier Coursolle à manche de cade et lame en acier au carbone XC75 est un petit couteau de poche très sobre. Il est très différent de l'Elsass, autre dérivé du Massu, que je présenterai peut-être un jour et qui a une forme plus arquée.

Bien que présenté sous le nom de "Massu", il n'en a pas le manche, que je trouve bien fin pour l'appellation.

Quelques photos :

Massu Coursolle

 Massu Coursolle fermé

Un Pionnier ® Douris-Chastel

 Couteau à cran forcé, lame en acier inoxydable 12C27 (une entorse à mes habitudes...) et manche en genévrier (ou cade), deux pièces, il m'a tapé dans l'oeil par la forme de son manche et son tire-bouchons bien intégré (je préfère pourtant habituellement les couteaux sans cet accessoire), lui donnant un peu l'aspect d'un gros canif (10 cm fermé).

Place aux photos :

Le Pionnier Douris-Chastel

le Pionnier Douris Chastel

Le Pionnier Douris Chastel fermé 

Couteau pour sculpter (S. Brunet)

Sylvain Brunet, créateur des couteaux "Haut Alpin ®" fabrique également un couteau pour sculpter.

Suite à la découverte de magnifiques sculptures de manches de couteaux Opinel et autres, je vais tester mes capacités à sculpter avec ce couteau dont vous trouverez ci-dessous une photo. Son manche à section carrée et angles arrondis donne une bonne prise en main.

Couteau pour sculpter de Sylvain Brunet

Le Chambriard "Compagnon" ®

Profitant de ma commande à la coutellerie Chambriard de Thiers de leur avant dernier Cigalou, j'ai ajouté celle d'un Chambriard Thiers "Compagnon" à manche en noyer (une nouveauté non encore présente sur le site) et lame XC75.

Avez-vous remarqué que je préfère les lames oxydables ? ????

Par contre, j'ai toujours des difficultés à choisir la matière du manche. J'ai quand même tendance à privilégier les bois d'origine française lorsque c'est possible. Ici, comme pour d'autres modèles, le choix a été difficile. D'abord porté sur le genévrier, il m'a fallu, pour ne pas devoir attendre une quinzaine (j'aurais pourtant pu...), changer pour le noyer (celui utilisé pour les manches de fusils haut-de-gamme), en oubliant de demander son origine, mais ce n'est pas si grave !

Eh bien, je ne regrette pas d'avoir choisi un manche en noyer et j'adresse un grand merci à Philippe Chambriard pour la qualité de ce couteau (livré dans son étui en cuir souple) et le très agréable échange que nous avons eu avant commande !

Voici donc quelques photos de ce modèle que j'ai particulièrement bien en main, le contact du bois de noyer étant par ailleurs très agréable.

Chambriard-Compagnon recto

Chambriard-Compagnon (la lame et la mitre)

Chambriard-Compagnon (manche en noyer)

Chambriard-Compagnon fermé

Chambriard-Compagnon fermé (verso)

 Chambriard-Compagnon (dos du manche, ressort guilloché)

 

Plus je le regarde, plus je le trouve splendide ! ????

9 décembre 2016 : ce modèle à lame carbone, après avoir été utilisé presque quotidiennement à table depuis son achat, a été récemment remplacé par son frère à lame inox et manche en noyer (bois moins beau que celui-ci) qui fera bientôt l'objet d'une nouvelle présentation. Celui-ci trône maintenant sur le présentoir en olivier.

Lou Provençau ®

Autre couteau de ma collection : un "Lou Provençau".

Couteau à cran forcé dit néo-régional, je ne sais pas vraiment quel réel rapport il a avec la Provence, mis à part son manche en olivier et le ressort agrémenté d'un rameau d'olivier. Sa forme s'inspirerait de couteaux italiens, mais je suis étonné de retrouver une lame presque identique sur d'autres "néo-régionaux", forme de lame qui ne semble pas dérivée de celle de couteaux de bergers (italiens) comme l'est celle du Haut Alpin.

En tout cas, pour un couteau de série, je le trouve agréable à regarder et j'aime beaucoup le veinage de son manche en olivier !

Lou Prouvençau

Lou Prouvençau vu de dessus

Lou Prouvencau (gros plan)

Le Haut Alpin ® devenu "Le Montagnard"

Je suis incidemment "tombé" sur le site de Sylvain Brunet, coutelier forgeron le plus haut d'Europe, à Saint-Veyran-en-Queyras (2040 m. d'altitude !), qui fabrique intégralement ces couteaux pliants "Haut Alpin ®".

Sylvain Brunet a quitté Saint-Veyran et il est désormais installé en Suisse. Le "Haut Alpin a été renommé en "Le Montagnard", voir : https://lecouteaudesalpes.com/ .

Couteau à lame acier carbone, oxydable, vieillie ou polie, plein manche en différentes matières et notamment le mélèze, typique de ces hautes montagnes, il a retenu mon attention par sa forme simple, à lame relativement large. Pas de cran d'arrêt ni de ressort par contre. Bref, un couteau simple tirant ses origines dans le couteau des bergers italiens de cette région de montagne.

Il peut être agrémenté d'une gravure de cadran solaire (fonctionnel !) sur la lame, de guillochage du dos de celle-ci, de ciselage de la vis et aussi de l'ajout d'un tarabiscot destiné à racler (ou tarabiscoter) le bois.

Le couteau à peine reçu, je ne peux que vous en présenter quelques photos. Cadran solaire, coq "qui picore les étoiles", initiales du créateur, "SB", au dos, guillochage et tarabiscot sur une lame carbone vieillie, manche en noyer veiné : un couteau simple, rustique (rien de péjoratif dans ces termes, bien au contraire !) comme je les aime. Peut-être le "coup de coeur" parmi ceux que je possède !

Recto : on remarque au-dessus du "S" du cadran solaire le tarabiscot (espèce de "W") destiné à racler le bois, puis le guillochage de la lame, le coq et les étoiles :

Haut-Alpin (recto)

Au verso : signature de l'artisan sur le talon de la lame (dont j'aime énormément l'aspect vieilli)

Haut-Alpin (verso)

Plus en détails, la lame : admirez l'aspect vieilli !

Haut-Alpin (recto : lame et vis en gros plan)

La signature du Maître !

Haut-Alpin (verso en gros plan)

Et encore... Sourire

Haut-Alpin (fermé)

Autre vue de la lame en carbone, vieillie et gravée :

Haut-Alpin (lame et vis ciselée)

De plus près : la gravure du cadran surmontée par le tarabiscot et à droite le guillochage ; le coq qui picore les étoiles, la vis ciselée

Haut-Alpin 7

 

Le "petit frère" à lame carbone brute de forge, noire, avec tarabiscot, vis ciselée et manche en mélèze fin est lui aussi vraiment sympathique...

Le Cigalou

Sur le blog "Les couteaux et moi...", j'avais remarqué, entre autres couteaux, "Lou Cigalou", qui, il faut bien le dire "a de la gueule" ! Sourire

Couteau à cran d'arrêt dit néo-régional initialement fabriqué par la coutellerie Pradel-Brossard qui a fermé, il a été repris, apparement pour peu de temps puisqu'il n'est maintenant plus à son catalogue, par un autre fabriquant (CODEF à Thiers), le nom gravé sur la lame devenant "Le Cigalou".

Depuis plusieurs années donc, les seuls exemplaires disponibles proviennent des stocks que quelques boutiques ont pu faire avant la cessation définitive de sa production. Espérons qu'un jour un artisan coutelier pourra en reprendre la fabrication tout en gardant toute l'originalité de ce couteau, et en l'améliorant peut-être.

Ce couteau a en effet comme principale particularité une lame noire (qui ne serait en réalité pas brute de forge, comme on peut le lire parfois), en acier Sandvik 12C67. Il possède un plein manche et la lame est déverrouillable par le biais de la cigale qui orne le dos du ressort. Si vous n'avez pas encore cliqué sur le lien du début de ce texte, empressez-vous de le faire, vous ne le regretterez pas !

Grâce au blog cité précédemment, j'ai pu passer commande à la coutellerie Chambriard de Thiers de l'avant-dernier modèle qui leur reste, à manche en teck et lame noire. Il me tarde de le recevoir !

Couteau reçu, avec son étui ! Comme me l'avait précisé M. Chambriard, la lame n'est pas parfaite, le noircissement de la lame, qui n'est pas "brute de forge", étant irrégulier, avec quelques défauts, mais le couteau fonctionne parfaitement et il ne m'a guère fallu de temps pour m'habituer au mécanisme de déblocage de la lame. J'ignore s'il y a un moyen à ma portée pour corriger les défauts de la lame.
Signé "DELIGNERE" au talon, le nom gravé sur la lame est "Le Cigalou".

Place aux photos :

Le Cigalou

Le Cigalou

Le Cigalou (fermé)

Le Capuchadou ®, suite

Finalement, après avoir longtemps tergiversé, mon choix s'est porté sur un 12 guilloché lame en acier carbone et manche en corne de bélier noire, avec incustation de pierre "oeil de tigre". C'est voir et revoir la vidéo de Stefan Schmalhaus, dont j'ai précédemment parlé, qui a dicté mon choix !

J'avais envie de le faire graver "Ergé" au dos du ressort, mais il n'est possible de graver que des majuscules, et non accentuées, si j'ai bien compris. J'ai donc renoncé, en attendant de trouver une autre idée pour un autre couteau...

Pour rappel, couteau ancêtre du Laguiole, le Capuchadou® a été revisité par Richard Sossler, puis repris lorsqu'il a pris sa retraite par Gilles Steinberg, de Fontenille Pataud.

Première photo rapidement faite, en attendant de prendre le temps de peaufiner pour mieux mettre en valeur la beauté de ce couteau :

Capuchadou, corne de bélier noire

Je vais peut-être attendre un peu qu'une oxydation de la lame la rende moins brillante, car pour le moment, ça brille !

Capuchadou, lame "miroir"

 De plus près :

Capuchadou

Le Capuchadou ®

Couteau ancêtre du Laguiole, le Capuchadou® a été revisité par Richard Sossler, puis repris à sa retraite par Gilles Steinberg, de Fontenille Pataud.

L'original était à lame fixe, fine et droite. La version moderne est pliante, avec une lame proche de celle du Laguiole et un manche courbe.

Existant en tailles de manches 10 et 12 cm, en versions classique, "guillochée" et trois variétés d'acier, plus du damas, avec de nombreux choix de matières pour les manches, le choix est large !

Selon la teinte des manches, ma préférence passe d'une taille à l'autre. En teintes claires, comme le genévrier, le 10 cm me paraît plus harmonieux car le tranchant de la lame est en continuité du manche, alors qu'il y a un déport bien visible sur le 12 cm. Cette différence m'apparaît moins sur les modèles à manche sombre.

D'ailleurs, sur cette magnifique vidéo où Stefan Schmalhaus présente un Capouchadou 12 cm (à manche en corne noire de bélier, si je ne me trompe), ce décalage ne se remarque quasiment pas.

Le Capuchadou sera ma prochaine acquisition, reste à choisir le modèle... Sourire